Alors vous retournez à Montréal?

Cet été, pendant que je souhaite de bonnes vacances à mes passagers lors des arrivées en Europe, on me demande constamment la même question. Il me semble alors nécessaire d’apporter quelques précision à cette mystérieuse question.

Voilà donc une petite mise en situation qui répondra, je l’espère, à cette récurrente interrogation.

 

Vous venez d’embarquer comme passager à bord d’un vol en direction de Paris. Il est 20h ou peut-être 23h. Peu importe, il est tard et vous passerez la nuit dans un avion.

Vous vous installez à votre siège. Vous avez apporté une petite couverture pour dormir (en réalité, vous n’en avez pas, mais j’aime imaginer que c’est le cas!)  

Vous gonflez votre oreiller et mettez vos bouchons pour ne rien entendre. Vous essayez de dormir du mieux que vous pouvez. Vous allez peut-être vous assoupir une heure seulement ou bien vous ronflerez et dérangerez votre voisin.

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Chose certaine, lorsque vous arriverez à Paris, vous aurez beaucoup plus d’énergie que l’hôtesse de l’air qui, pour sa part, aura déambulé dans l’allée une trentaine de fois afin de s’assurer que vous dormez bien.

Vous vous serez sûrement réveillé durant ces quelques sept heures de vol et lui aurez demandé un verre d’eau pour vous désaltérer (ou pour prendre vos médicaments comme vous nous le mentionnez souvent… ) Vous vous serez ensuite rendormi.

Pendant ce temps, cette hôtesse de l’air aura savouré un café, puis un autre, et peut-être un autre. Elle combattra petit à petit la fatigue accumulée au fil de l’été par toutes ces nuits blanches passées à traverser l’Atlantique.

 

photo:E.Landry

 

Deux heures avant l’atterrissage, vous aurez droit à un petit-déjeuner afin de vous réveillez un peu et de vous sentir sur l’heure de l’Europe. Les agents de bord s’affaireront à vous servir, vous débarrasser, vous faire des sourires.

Viendra ensuite la descente vers l’aéroport Charles de Gaulle. L’équipage préparera la cabine. Tous seront maintenant plus alertes et oublieront, l’instant d’un moment, l’idée de s’endormir dans un lit douillet.

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Paris du haut de le tour Eiffel

 

l s’assiéront sur leurs strapontins pour l’atterrissage. Et là! BOOM! Le choc arrivera. Leurs paupières commenceront à devenir lourdes. La fatigue se fera sentir à nouveau. Pourtant, tous resteront bien éveillés, prêts à agir en cas d’urgence.

De votre côté, vous serez exténué, car vous n’aurez dormi que quelques heures à la verticale. Vous serez donc prêt à vous rendre à la maison ou à l’hôtel et vous allonger encore davantage pour vous reposer.

Ce scénario est plus que réaliste. Tout passager, après un vol de sept heures est souvent fatigué.

 

Depuis le poste de pilotage, le soleil se lève au-dessus de l’Atlantique

 

Posons-nous donc la question:

Si un passager est encore fatigué après un vol vers l’Europe, et ce, même après avoir dormi à bord, croyez-vous qu’une hôtesse de l’air qui a travaillé le vol puisse immédiatement retraverser l’Atlantique sans avoir l’occasion de se reposer?

Pour ceux qui auraient répondu OUI à cette question, il va falloir se parler LOL!

Pour les autres, merci de votre considération 🙂

Bon vol à tous! XOXO

 

Écrit par Elizabeth Landry

Elizabeth Landry est agente de bord et une vraie passionnée des voyages et des sports nautiques. Elle partage son temps entre Cabarete en République Dominicaine, le Québec et les airs. Elle dirige le blogue L’Hôtesse de l’air depuis 2010 et a écrit trois romans à succès du même nom. Sa boutique #FLYWITHME vous fera voyager à travers le monde !

 


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