Ma quarantaine en République Dominicaine. J’ai décidé de rester.

J’ai décidé de rester en République. Oui je suis l’une de celle qui n’est pas revenue au pays lorsque le Canada nous a demandé de revenir. Ma décision vient en partie du fait que j’ai un joli appartement ici avec mon copain. L’an passé, j’ai réparti mon temps entre le Québec et la République Dominicaine. Je faisais mes vols, je déposais mes bagages chez mes parents et je revenais à Cabarete ensuite. Pour moi, rester à la maison signifiait donc être à Cabarete.
 

Plage de Encuentro à Cabarete

 

Selon mon horaire de vol, j’étais en congé toute la fin du mois de mars. Heureusement, car sans le savoir, je me suis évitée d’être exposée davantage au virus en ces temps de confinement.

Je me suis posée la question à savoir si je devais revenir. En même temps, revenir signifiait m’installer nulle part à mon retour. Car je n’allais surtout pas poser mes bagages dans la maison familiale alors que mes parents avaient commencé leur quarantaine. Je serais allée à l’hôtel? Me cacher dans un chalet seule pour éviter de contaminer qui que ce soit? En bref, rester au même endroit était pour moi la meilleure chose à faire compte tenu des circonstances. J’espère que j’ai pris la bonne décision…

Et je ne suis pas la seule qui soit restée à Cabarete. Mon propriétaire, un snowbird si l’on peut dire cela comme cela est également resté. Lorsque je marche sur la plage chaque matin, je vois les mêmes expats qu’avant. Nous prenons nos distances. Ne parlons à personne. Tous les bars et restaurants sont fermés. Quelques-uns offrent la livraison à domicile mais pas beaucoup. Le silence règne dans la ville. Disons que la vie dans les îles a pris un autre visage. Il n’y a plus de musique dans les rues. C’est vraiment mort.

 

La rue principale de Cabarete désertée

 

Nous allons à l’épicerie une fois par semaine et je cuisine tous les jours. Je manque par contre d’imagination car ici la sélection d’aliments est un peu limitée. Si vous avez des idées de recettes avec des aubergines ou des ananas je suis preneuse. Ça, on en a en masse!

 

Plusieurs portent des masques et des gants. C’est même obligatoire lorsqu’on entre au supermarché. Le gouvernement de la République Dominicaine a également établi qu’à partir de 17h les gens ne peuvent plus sortir de la maison jusqu’au lendemain matin. J’imagine que quelques Dominicains festifs ne respectaient pas les règles… Difficile de garder les Dominicains dans leur maison!

 

Pour ma part, bien que j’ai perdu mon emploi « temporairement » comme la plupart des Québécois et autres citoyens du monde, ma routine n’a pas beaucoup changé. Dans le sens que lorsque je venais à Cabarete, je ne travaillais pas alors je poursuis mes activités habituelles. Je marche à la plage, je cuisine et je fais du macramé, ma dernière découverte artistique et j’adore! Je pourrais vous faire une liste des liens que j’ai trouvés pour apprendre si ça vous intéresse. Vous me direz.

 

Pochette en Macramé que j’ai réalisée

 

Une chose par contre que je n’avais jamais fait: le lavage à la main! Je n’ai pas de machine à laver et une Dominicaine faisait mon lavage mais depuis le confinement, ce n’est pas possible alors hier, j’ai décidé de laver tout à la main! Je pense avoir fait une bonne job quand même mais ça m’a donné chaud pas mal! Quelle belle invention qu’est la machine à laver!

 

J’avoue être inquiète pour la suite des choses. Je reçois plusieurs messages d’encouragements mais le secteur de l’aviation ne sera plus le même après le COVID-19. Ce que nous vivons est pire qu’après le 11 septembre 2001 pour l’aviation. Les vols ne reprendront certainement pas comme avant et donc si moins d’avions volent, moins d’agents de bord et de pilotes seront nécessaires.

 

Être agent de bord c’est une identité pour moi. Ne plus jamais être agente de bord me couperait littéralement un bras, une partie de moi. Je ne suis pas la plus sénior, ni la plus junior et je suis consciente que d’autres collègues sont dans le même bateau que moi mais la possibilité de ne jamais revoler est possible. Je ne suis pas négative seulement un peu réaliste. Cette option existe et chaque jour, je réfléchis à une autre option pour gagner ma vie. Écrire un autre livre qui sait.

 

J’espère sincèrement que vous continuerez à voyager lorsque le virus sera vaincu. Que nous ne nous laisserons pas emporter par la peur et que nous apprendrons de cela.

 

En tout cas, une chose est certaine, les passagers n’iront plus aux toilettes les pieds nus et ils se laveront enfin les mains!

 

Sur une note positive, je souhaite un bon rétablissement à tous ceux qui auront eu la malchance de contracter le virus. Pour ceux confinés à maison, je vous souhaite de mettre à profit votre quarantaine. Lisez un livre que vous aviez tellement hâte de lire mais dont le temps vous manquait. Suggestion : L’Hôtesse de l’air hihi! Sinon, apprenez à faire du macramé LOL!

 

À très bientôt j’espère.

 

Elizabeth, à jamais une Hôtesse de l’air dans l’âme

 

xoxo

 

Écrit par Elizabeth Landry

Elizabeth Landry est agente de bord et une vraie passionnée des voyages et des sports nautiques. Elle partage son temps entre Cabarete en République Dominicaine, le Québec et les airs. Elle dirige le blogue L’Hôtesse de l’air depuis 2010 et a écrit trois romans à succès du même nom. Sa boutique #FLYWITHME vous fera voyager à travers le monde !

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